piano (11)

Dans les coulisses du Museobar, musée de la frontière à Modane

Quand Modane avait des allures de ville de western à la fin du 19e siècle

Qui êtes-vous et où travaillez-vous ?

Je suis Claudine Théolier, responsable du Museobar, musée de la frontière à Modane.

Quel objet nous présentez-vous ?

Un des pianos mécaniques à cylindre.

Quelle est sa particularité ?

Le propriétaire de l'usine de pianos mécaniques de Modane, Désiré Jorio, est né en 1862 dans le Piémont et est arrivé avec sa famille à Modane lorsqu'il avait 11 ans. On trouve des publicités de ses pianos à manivelle dès 1889.  Il a commencé par les importer d'Italie en pièces séparées et les assemblait ensuite chez lui ; puis il a ouvert une manufacture à Modane-gare,  qu'il a ensuite transférée à Chambéry afin de toucher une plus large clientèle.

Entre temps, Désiré Jorio se lancera dans de nombreuses autres affaires : en 1911, il apparait dans l'annuaire comme banquier, agent d'émigration, transporteur, commissionnaire-expéditeur, agent en douane, manufacture de piano mécaniques !

Celui-ci est un des plus anciens de la collection (1880-1885) : époque où Désiré Jorio importait les pièces de ses pianos du Piémont voisin. La table d'harmonie de cet instrument est couverte de graffitis de militaires français en garnison sur la frontière franco-italienne : "Classe 98 encore 123 jours". Il jouait la Marseillaise, comme l'indique le programme sur le côté, mais la mélodie laisse penser que l'ouvrier italien qui l'a fabriqué ne la connaissait guère... Ce devait être des pianos de ce type de modèle que le président Félix Faure a offert aux Alpins pour les divertir lors de sa venue en Maurienne en août 1897.

En savoir plus : http://www.modane.org/museobar2/

Passer les outils de partage

Partager cette page sur les réseaux sociaux
Partager sur Facebook Partager sur Twitter Partager sur LinkedIn